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LA BONNE ÂME DU SE - TCHOUAN (2017)

LA BONNE ÂME DU SE-TCHOUAN - Bertolt Brecht

Projet fictif de scénographie et costumes, La Cambre - Bruxelles 2017.

 

Pour cette proposition de scénographie, le monde du Se- Tchouan est traduit comme une grande métropole japonaise tel que Tokyo.

De ces villes qui ne dorment jamais, il en émane un chao constant où les personnages tentent de survivre aux dépens de leur prochain. C’est une lutte dans une société de consommation où « le capital est roi » et les bonnes âmes se font rares.

 

Les panneaux publicitaires érigent la ville. Les habitants les recyclent pour créer tout leur univers (vêtements, habitats, boutiques, mobiliers, arbres, etc). Constitués de lanières en plastique transparent et imprimé, ces rideaux publicitaires sont la base du dispositif scénique. L’une d’entre elle est amovible, elle peut descendre. Perché dessus comme un trapéziste, l’aviateur y fait son entrée en scène.

Une diagonale de colonnes tridi structure la ville. Elle porte le monde des dieux. Ces derniers descendent au Se-Tchouan assis sur des sièges de poursuite. Ils contrôlent la lumière de la ville en dirigeant les projecteurs. On peut imaginer un éclairage au raz du sol lorsqu’ils sont parmi les habitants.

Au milieu de la longue allée dessinée par la diagonale, Shen Té installe sa boutique. Elle y accroche son propre rideau de plastique, bien plus petit que ceux des autres habitants. Il sert de porte d’entrée et de sortie vers le débarras. Pour suspendre son comptoir (planche métallique) et ses deux étagères à tabac (bande plastique formée de Sacs Congélations) elle apporte 3 tubes travhydro s’attachant aux structures Truss avec des noix Layher.

Pour la scène dans la fabrique, les habitants escaladent les colonnes se lançant les balles de tabac comme des acrobates. Ce déplacement vertical symbolise la montée du statut économique de la boutique. Cependant, les personnages n’atteignent jamais le sommet où réside le monde des dieux.

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