VOLUMES

Et si ? (accessoire/décors pour la conteuse Sylvie Nanni),
bois et peinture acrylique, 80 x 130 cm (2022)
inspiré du conte Justine et la pierre de feu de Marcus Pfister.
Jeu de chute et reconstruction de la montagne à vue avec un système de glissière.
Boite repliée : 80 x 80 cm




« HABITER UN ESPACE C’EST LE PRENDRE »
Treillis et laines, 150 x 200 cm, 2018 - ENSAV La Cambre, Bruxelles.
Imaginer une action et un volume à partir de cette phrase.
Dans « La poétique de l’espace », Gaston Bachelard parle des coins de la maison. Il les définit comme « un espace réduit où l’on aime à se blottir, à se ramasser sur soi-même » mais qui cependant fini par nous dépersonnaliser en nous enfermant dans une illusion de nous-même, un monde où l’on ne participe plus, un « endroit qui refuse, restreint et cache la vie ».
Pour moi le fait de prendre l’espace suit le besoin de prendre conscience de l’emprise qu’il a sur nous afin de s’en libérer.
Mon action part d’une position assise et recroquevillée dans un coin. Emprisonnée par un matériau doux comme la laine, la position de départ évoque la bulle intérieure, l’espace cocoon créé par le coin. Le couleur noir contre balance avec la douceur du matériau, il ne faut pas se laisser bercer par cette illusion néfaste.
Dans un second temps le geste s’élance vers une position debout. Il faut se lever et s’ouvrir vers le monde pour réellement être. La limite entre ces deux états est fine. Le fil en tension s’épure et perd peu à peu de son emprise durant l’ascension du mouvement. On vient ici prendre l’espace.













